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19 mars 2008
Supprimons les allocations chômage !
Titre volontairement provocateur, mais néanmoins pas mensonger.

Et si on supprimait les allocations chômage ? Non ce n'est pas une réflexion de Devedjian au cours d'un dîner pipolitique, ni une impulsion soudaine et incontrôlée de notre tout puissant Sarkozy.
C'est ce que je propose, à titre personnel. La gestion du chômage telle que réalisée aujourd'hui est terriblement rigide, statique, indigne d'un pays qui se veut résolument moderne. Dans l'intérêt de tous, un système complètement différent serait à mon avis préférable :
- Fin de la rémunération du chômage : laisser une personne dans l'oisiveté subie en la rémunérant n'est pas une solution. C'est un comportement lâche, un aveu d'impuissance. Et cette faible volonté pèse sur le bien public. Le constat est bien là : il y a de nombreux emplois où l'offre est supérieure à la demande (infirmières, informaticiens, ...).
- Mettre en place un véritable système de soutien aux formations, pour permettre les reconversions, les montées en puissance des personnes sans emploi, pour le bien des personnes et de l'économie
Le principe est le suivant : que n'importe quelle personne, quel que soit son niveau d'études, sa condition sociale, puisse accéder à des formations qui mènent à des emplois :
- En accord avec les entreprises, qui effectueraient un travail de mise en place de la demande de travail
- Accompagné d'une rémunération constante tout au long de ces dites formations à temps plein (équivalent SMIC)
Les entreprises s'engagent : (edit : il s'agit ici d'un contrat entreprise-Etat. Aucune obligation d'une part ni de l'autre, sans comparaison donc avec une planification communiste)
- A évaluer leurs besoins de recrutement dans les 5 ans à venir
- A recruter le nombre de personnes précisées auparavant, avec une marge d'erreur, avec sanctions financières en cas de recrutement trop inférieur aux prévisions
Les chômeurs (ou des personnes décidant de se reconvertir) s'engagent :
- A suivre et réussir une formation proposée, avec une marge d'erreur d'une année d'échec
L'Etat s'engage :
- A rémunérer les personnes formées à hauteur du SMIC tout au long de leur formation
- A former au minimum un seuil de 80% des besoins de recrutement définies par les entreprises, avec reversement d'indemnités aux entreprises en cas de manquement. (sont comptabilisées dans les travailleurs "disponibles", les jeunes diplomés et autres personnes qualifiées au poste par un autre voie)
Du point de vue de l'entreprise, cette dernière peut s'assurer d'obtenir une main d'oeuvre qualifiée, qui répond à ses besoins. Elle sera indemnisée si ce n'est pas le cas. Elle réalise un "contrat" avec l'Etat, spécifiant le nombre de recrutements prévus, et les formations nécessaires. Elle fait ainsi pression pour que les dites-formations soient adaptées à leurs besoins.
Du point de vue du chômeur, celui-ci a accès sans condition à la formation nécessaire. Il est rémunéré jusqu'à sa qualification. En cas d'échec, s'il est avéré que celui-ci est dû à de graves manquements, il est banni du système, n'ayant plus accès aux formations (ici, il serait bon de coupler avec le "revenu universel"). Il devra passer par l'ANPE (ou autre organisme similaire) pour répondre aux offres d'emplois correspondant à son profil. Si celui-ci n'est pas recruté, une autre formation lui est proposée. En cas de grave crise de l'emploi (offre inférieure à la demande), on revient à l'ancien système de chomage. Notez que le coeur de cette réforme est un accès universel : une personne à la rue, sans domicile, ne peut être refusée si la balance offre/demande des emplois est positive.
Du point de vue de l'Etat, le système est moins couteux en théorie, puisqu'il s'assure que chaque personne accompagnée l'est avec une probabilité forte de réussite. Et bien entendu, la qualification étant revenue au coeur du système, le niveau d'études des citoyens est tel que le chômage se résorbe et que l'attractivité du pays augmente fortement.
Je vous fait part de ces idées, car elles me paraissent peut-être trop "évidentes" pour qu'il n'y ait pas de bonnes raison de son absence de tous les discours et programmes politiques.
Merci de laisser des commentaires sur le sujet pour avancer ma critique sur le sujet !
12:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chomage, allocations, formation, anpe, devedjian



Commentaires
"A évaluer leurs besoins de recrutement dans les 5 ans à venir
A recruter le nombre de personnes précisées auparavant, avec une marge d'erreur, avec sanctions financières en cas de recrutement trop inférieur aux prévisions "
Euh... c'est un systême soviétique en somme?
Ecrit par : Politburo | 19 mars 2008
Soviétique je sais pas, totalement con c'est sur !!!
Ecrit par : SaM | 19 mars 2008
Hum.... merci pour vos commentaires..... constructifs :)
Il s'agit d'adapter les réinsertions aux vrais besoins des entreprises, dans un système dynamiques.
Je n'y vois aucune atteinte à la liberté :
- Une entreprise qui a des besoins en recrutement peut faire "une demande de main d'oeuvre", et s'engage contractuellement à accepter l'offre.
- Sinon, l'entreprise est libre bien entendue.
Ce n'est qu'un contrat entreprise - Etat, (hum je n'aime pas ce terme mais... gagnant gagnant :) )
Ecrit par : Kaloo | 19 mars 2008
totalement d'accord avec sam, c'est totalement con comme théorie
Ecrit par : cremlystella | 07 avril 2008
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